La lunette tournante des montres de plongée

Vous savez, celle que vous aimez manoeuvrer allégrement pour la cuisson des pâtes par exemple ;-)…

Selon le prix de la montre (Seiko, Omega, Rolex…) on s’attend à ressentir une qualité accrue des sensations, en parallèle de la fonctionnalité; Du moins, JE m’y attends :-)…

Lorsque l’on achète une Seiko Diver’s 200, une SUMO… on achète une techno de type ressort métallique pour l’indexation mais aussi élastique par l’adoption d’un joint torique qui vient à la fois compenser les éventuels jeux d’usinage et rendre plus ferme, plus onctueuse la rotation.


L’inconvénient est qu’il est nécessaire d’avoir un jeu suffisant entre les pièces pour assurer une rotation sans grippage même après avoir été immergée dans l’eau salée, mais aussi l’eau calcaire, la sudation et les micro-poussières se logeant dans le mécanisme, etc.

Cela fonctionne merveilleusement bien sur une Diver’s 200, une SUMO, etc, mais ce n’est pas au point sur la Marinemaster 300… Usinage d’une plus grande précision ? avec un jeu fonctionnel plus faible au niveau de la rotation lunette / boîte ?…
Ce qui est sûr c’est que la lunette tournante de la fort séduisante Marinemaster 300 parfaitement fonctionnelle à l’état neuf devient très rapidement fatigante à tourner, avec grippages, après quelques bains seulement…
Bien sûr en milieu humide ça refonctionne, mais comme il est difficile de vivre dans l’eau à longueur de journée… à sec, en terrestre ça grippe de peur… alors la solution est d’introduire un peu d’huile au silicone entre la carrure et la lunette tournante pour lubrifier le joint torique, solution qui fonctionne parfaitement, pour un certain temps… car il faut régulièrement le relubrifier pour pouvoir actionner aisément la lunette en terrestre…

Alors maintenant si je monte en gamme, question pécuniaire j’entends, je tombe sur deux marques historiques incontournables de la montre de plongée : Omega et Rolex.

  • Côté Omega je vais commencer par leur « petit » modèle, la Seamaster Diver 300M.

D’un point de vu préhension, les « pans » de la lunette tournante sont peu aisés côté prise en main. Il suffit d’avoir les doigts légèrement humides pour que ça devienne plus difficile… Avec des gants de plongée  ==>  RAS.

Le modèle de Seamaster Professional 2254.50.00 que je possède date de 2001. Esthétiquement elle ressemble au modèle « Peter Blake » même si le plus grand nombre fait erreur en la surnommant ainsi (La « Peter Blake » c’est autre chose… Je vous en parlerai plus précisément lorsque j’en ferai une revue).

Quoi qu’il en soit, la fermeté de rotation de sa lunette est exemplaire, son positionnement aussi. Le seul bémol, comme dit plus haut, c’est qu’elle offre moins de prise avec les doigts humides… mais avec des gants de plongée, aucun problème.

Question sensation, elle tourne avec un bruit « métallique feutré ».

  • Toujours côté Omega il y a la Planet Ocean 600m, une fort jolie montre, avec un fort joli mouvement technologiquement parlant, et une lunette tournante que je qualifierais d’abominable question sensation. Tout simplement indigne d’une montre de ce prix, avec un tel passé…

La qualité de préhension n’est pas à remettre en question comme sa petite soeur abordée précédemment. Par contre elle tourne avec un horrible bruit métallique désagréable, avec du jeu, et beaucoup trop facilement…

C’est tout simplement incompréhensible de la part d’une maison comme Omega. On se demande si une personne chez eux a eu l’idée de manoeuvrer la lunette…

  • J’en viens à leur modèle néo-vintage de la Seamaster 300.

Question préhension lunette, le petit moletage est efficace.
Question rotation, la fermeté est supérieure à la nouvelle PO, heureusement…
Question ressenti, le bruit « métallique » est toujours présent, mais dans une moindre mesure. Peut-être un meilleur ajustement et un ressort plus ferme en est-il la cause.

  • Je vais passer maintenant et très rapidement à la marque Rolex et ses modèles actuels Sub, SD, etc, qui sont tout simplement parfaits à mon sens.

Très bonne préhension, rotation onctueuse sans jeux, ni trop douce ni trop ferme, avec un bruit de type cliquetis de rotation de boutons de coffre-fort… Ca respire la précision d’usinage, la robustesse, l’étude micromécanique… un autre monde, une tout autre dimension comparée à Omega…

Je conclurai par une question, car n’allez pas croire que je jubile devant la piètre performance d’Omega sur ce point. Au contraire j’en suis attristé :
Pourquoi une marque historique aussi réputée qu’Omega, dotée d’autant de moyens de développement, de micromécaniciens talentueux, produit t-elle un résultat aussi peu qualitatif sur le plan rotation, sensations, des lunettes tournantes équipant ses montres de plongée ?… Ca, je ne me l’explique pas, particulièrement à ce prix là…

Lionel.

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